Sénégal: Mardi gras à Saint-Pierre de Baobab et Saldia – Les enfants entre fête et déguisements à l’image de leurs héros

Publiée le 16/02/2021 à 01:54
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Le «Mardi Gras», est célébré aujourd’hui , mardi 16 Février 2021, dans beaucoup d’établissements de Dakar. C’est le dernier mardi qui précède le Carême chrétiens qui démarre avec le «Mercredi des Cendres».

Pour cette journée, les enfants tout joyeux, surtout des établissements préscolaires et élémentaires, sont déguisés en tenue traditionnel ou en héros nationaux ou de dessins animés, de films, c’est selon, de leur choix. Un tour à la préscolaire de Saint-Pierre de Baobab et à l’école élémentaire de Saldia, où l’ambiance était la même, a permis de faire ce constat, même si parmi les mômes nombreux ne savent pas pourquoi ils sont déguisés ainsi.

Il est 12 heures à la préscolaires de Saint- Pierre de Baobab. Des enfants, tous joyeux, chantent et dansent en l’honneur du «Mardi Gras», sous le rythme des tams-tams de leurs maîtresses. A défaut de s’habiller en tenue traditionnel, les garçons sont déguisés pour la plupart en tenues d’héros des dessins animés, à l’image de Spiderman, Batman, Zoro, Superman ou encore en agent de santé (médecin, docteur…). Quant aux filles, elles sont vêtues de robes de la princesse Sophia, en tenues traditionnels, de leurs cultures ou encore des «Signares» de SaintLouis. Même si les mômes (certains) ne savent pas pourquoi ils sont déguisés de la sorte, ils sont tout joyeux et se voient bien dans la «peau» des héros et personnages qu’ils incarnent, dont ils sont les représentants.

Ainsi, rencontrée dans la rue, F.S habillée en Haal Pulaar, ne sait pas pourquoi elle s’est déguisée de la sorte. Interpellée sur son accoutrement, elle répond, tout le temps, que c’est la maîtresse qui leur a demandé de s’habiller ainsi, cette journée. Un peu plus loin, l’on croise E. R. C habillé en agent de santé. «Je veux devenir docteur, c’est pour cela que je porte une blouse». Toute souriante, une jeune maman filmait sa fille au milieu d’autres enfants. S’exprimant, elle dit ne pas connaître l’origine de cette fête. Mais, pour faire plaisir à son enfant, elle a acheté la robe de la princesse Sophia à 6000 F CFA. Le «Mardi Gras» est fêté le dernier mardi qui précède le Carême chrétiens, 40 jours de jeûne et d’endurance dans la dévotion et l’accomplissement d’œuvres pieuses (charité, partage… ) qui démarre avec le «Mercredi des Cendres». C’est une journée de réjouissance et pour faire plaisir, en quelque sorte, a dit la religieuse directrice de la préscolaire Saint-Pierre de Baobab. Selon elle, cette manifestation est organisée depuis plusieurs années à la veille du jeûne des chrétiens dans cet établissement.

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Pour les déguisements, «nous demandons aux parents d’habiller les enfants selon leurs désirs, mais aussi nous vendons à l’école des tenues de «Spiderman, Zoro, Superman et la princesse Sophia… » dont les prix varient entre 5000 et 6000 F CFA», ajouteelle. Cette journée est aussi marquée par un gouter partagé entre les enfants, sous la surveillance de leurs maitresses. C’est la distribution des masques qui met fin à cet événement. Les enfants de l’école élémentaire de Saldia ont eux aussi fêté le «Mardi Gras», mais sous une autre forme. «Dans cette école, pour les préparatifs de la fête, nous avons une commission qui établit le programme du CI au CM2» a dit Brigitte Diouf, enseignante de l’établissement. «Il y a des réunions de préparation avec la commission d’organisation, des répétitions avec les troupes de danse et de théâtre. Le jour de la fête, à 8 heures, il y a un gouter partagé dans chaque classe. A 10 heures 30 minutes commence la cérémonie avec le passage des groupes de danse et des troupes de théâtre devant un jury. Toutes les activités sont préparées en amont avec la commission et les troupes des élèves. La fête prend fin à 13 heures», indique-t-elle.

SENS DES CONCEPTS Mardi Gras…

Le «Mardi Gras» est une période festive, qui marque la fin de la «semaine des sept jours gras» (autrefois appelés «jours charnels»). Le Mardi Gras est suivi par le Mercredi des Cendres et le Carême, pendant lequel les chrétiens sont invités à «manger maigre», en s’abstenant de viande. Elle se situe donc juste avant la période de jeûne, c’est-à-dire – selon l’expression ancienne – avant le «carême-entrant», ou le «carême-prenant». Les «sept jours gras» se terminent en apothéose par le Mardi Gras, et sont l’occasion d’un défoulement collectif. L’esprit de jeûne et d’abstinence qui s’annonce est momentanément mis entre parenthèses avec le carnaval. La date de Mardi Gras est mobile par rapport au calendrier grégorien. Elle est associée à la date de Pâques, – soit le premier dimanche qui suit la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps (le 21 mars) – soit donc une date toujours comprise entre le 22 mars et le 22 avril. Le Mardi Gras est le dernier jour avant le début de la période de Carême, 41 jours + 6 dimanches, soit finalement 47 jours avant Pâques, soit entre le 3 février et le 9 mars. Les deux jours précédents étaient jadis appelés Dimanche gras et Lundi gras. Au XVIIIe siècle, le premier jour gras était le Jeudi gras. …

MERCREDI DES CENDRES

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Pour les catholiques, le «Mercredi des Cendres», lendemain du Mardi gras, est un jour de pénitence qui marque le début du Carême. C’est une fête mobile. Pour les Églises d’Orient, c’est le Lundi Pur qui marque l’entrée en Carême deux jours avant le Mercredi des Cendres, soit 48 jours avant la fête de Pâques. Le terme pénitence peut se résumer en trois actions: la prière, l’aumône et le jeûne. Le but essentiel est de se préparer à la fête de Pâques, résurrection du Christ. C’est une manière concrète pour le chrétien de s’unir à Jésus Christ, qui lui-même, après son baptême par Saint Jean Baptiste, a jeûné quarante jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection. C’est aussi l’occasion de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu, c’est pourquoi le jeûne ne prend pas toujours la forme de «privation de nourriture», mais peut être plus large. Aussi, se priver de nourriture permet de mieux prendre conscience de ce que tant d’êtres humains sur Terre vivent au quotidien, et rester dans une attitude d’accueil: que le prochain en difficulté ne nous soit pas étranger.

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