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SELS : Souleymane Diallo, le flair syndical ou l’expérience de la lutte

Au moment où tout le monde disait que « ça passe ou ça casse » au plus fort de la crise scolaire de cette année, le SELS, à travers son secrétaire général s’est illustré par la suspension inattendue du mot d’ordre de grève. Cela avait provoqué un lever de bouclier jusqu’au sein de sa propre formation syndicale. La plupart de ceux qui ont élevé la voix ont parlé de trahison par rapport à la dynamique du G6. Personne ne semblait comprendre à par lui, Souleymane Diallo et ses proche collaborateur du bureau exécutif national du SELS les raisons de se démarquage. Dans une démarche non médiatisée, le SELS a tenté difficilement de contenir la colère de ses militants. Une semaine plus tard, les autres syndicats le suivent dans la suspension de la grève. Est-ce que c’est ce qu’il voyait venir ? A-t-il été convaincu des assurances du Khalife général des Tidiane ? Des questions qui n’ont pas encore de réponse mais tout porte à le croire. Cependant, les responsables du SELS arguent que c’est une décision qui visait à protéger les militants, mais de qui ou de quoi ? Autre question sans réponse. De toute façon, le SELS n’avait jamais dit qu’il abandonnait la lutte mais juste une suspension du boycott des cours et poursuivre le combat autrement. Aujourd’hui, avec la décision du chef de l’Etat de satisfaire la revendication des syndicats d’enseignants sur la question de l’indemnité de logement, certains pensent que c’est une victoire sans le SELS. Qu’est ce qui est  réellement nouveau, les 15000f à venir en 2020 peut être mais avec quel Président ? On a l’impression que le G6 ou du moins ce qui en restait, a fait comme le SELS il y a une semaine ; croire aux promesses en oubliant l’adage qui dit « qu’un homme averti en vaut deux ». Les accords de 2014 ont eu du mal à être respectés et on laisse tout tomber pour des engagements à réaliser en 2019 et 2020. Mieux, il semble que les syndicats membres du G6 ne parlaient pas le même langage sur l’indemnité. Si certains parlent de relèvement substantiel, d’autres parlent d’alignement et tout le monde sait que l’alignement peut causer du tort aux enseignants de l’élémentaire. Pourquoi alors poursuivre la lutte si c’est pour perdre ? La question que les gens se posent en ce moment, c’est quel rôle le SELS a joué dans le dénouement final de la crise ? La décision du SELS n’a-t-elle pas décrispé l’atmosphère en montrant la bonne foi des enseignants. Quoi qu’il en soit, tout est bien qui finit bien.

 

L.BADIANE pour xibaaru.com

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