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le Miroir de l’école sénégalaise

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Chronique : Promouvoir davantage l’excellence

A tout seigneur, ton honneur. Assane Ndiaye vient d’être récompensé de ses efforts. A juste titre d’ailleurs .Son abnégation et son amour pour l’enseignement méritent bien ce prix. D’autant plus que le natif de Matam a tourné le dos à une prometteuse carrière scientifique au profit de la craie, du tableau et de la pédagogie. Le professeur de français est ainsi entré dans le cénacle des promoteurs et propagateurs du savoir. En 1979, l’institutrice, la romancière Mariama Ba, soucieuse du traitement de l’enseignant déclamait cette fameuse phrase : « Chaque métier, intellectuel ou manuel, mérite considération, qu’il requière un pénible effort physique ou de la dextérité, des connaissances étendues ou une patience de fourmi. Le nôtre, comme celui du médecin, n’admet pas l’erreur. On ne badine pas avec la vie, et la vie, c’est à la fois le corps et l’esprit. Déformer une âme est aussi sacrilège qu’un assassinat. Les enseignants – ceux du cours maternel autant que ceux des universités – forment une armée noble aux exploits quotidiens, jamais chantés, jamais décorés.Armée toujours en marche, toujours vigilante. Armée sans tambour, sans uniforme rutilant. Cette armée-là, déjouant pièges et embûches, plante partout le drapeau du savoir et de la vertu ». De l’au-delà, elle doit se sentir auréolée par le grand prix du chef de l’Etat, institué récemment par décret présidentiel. La reconnaissance de l’intellectualisme est plus que nécessaires dans ce contexte où fraude et corruption gangrènent l’école sénégalaise. Les exemples ne manquent pas dans ce pays où de grands noms interviennent dans les plus grandes universités du monde. Il suffit seulement de les propulser au-devant de la scène pour que les plus jeunes s’en inspirent. La multiplicité de ces actions va forcément bousculer les choses. Récemment, le philosophe Souleymane Bachir Diagne a été honoré par ses anciens élèves devenus ses collègues. De brillants intellectuels lui ont rendu un vibrant hommage à l’Ucad 2 . Toujours dans le chapitre des hommages aux intellectuels, le Conseil sénégalais des femmes (Cosef) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) se sont souvenus de la défunte Aminata Diaw Cissé qui enseignait au Département de Philosophie de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) de l’Ucad.

L’éducation est le socle de la vie. Et les bonnes actions doivent être perpétuées. C’est la voie du salut pour le système éducatif. La tâche serait beaucoup plus facile si les medias prenaient une autre trajectoire. Les émissions pédagogiques se font de plus en plus rares. Le divertissement est aujourd’hui au-dessus de tout. Rares sont les programmes consacrés à la promotion des lettres ou de la science. De ce fait, les enfants préfèrent la musique à la poésie, la danse à la lecture. La responsabilité sociétale d’entreprise n’existe que de nom pour certains patrons. Les concours et les jeux d’esprit échouent toujours, faute de sponsors. Les intérêts sont ailleurs pour eux .L’excellence mérite d’être promue

 

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