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REPORTAGE : La galère des étudiants sénégalais au Soudan

Au Soudan, le temps n’est pas clément pour les étudiants sénégalais. Arrivés à Khartoum, réputé pour la qualité de ses études islamiques, ils ont du mal à entretenir leur rêve. Souvent, le cauchemar est au bout de l’aventure. La mésaventure…

Agé de 28 ans,  Mouhamadou Mokhtar Fall, est arrivé du Sénégal il y a un peu plus de quatre ans pour étudier le droit islamique à Khartoum. Mais, il est en train de ruminer son mal-être. “Plein d’espoir, attiré par la réputation du système éducatif soudanais”, il a désormais envie de décrocher, tout abandonner et retourner au bercail, après avoir achevé ses quatre années à University Of Africa.

Etudiant en arabe et sans bourse, le natif de Khombole partage sa chambre avec 7 autres personnes dans une pièce de 12 mètres carrés, ne mange pas à sa faim. (C’est son père qui envoie une somme à chaque fin du mois). Ainsi va sa vie ! Une vie de débrouille.

Le Soudan, quatrième destination pour l’accueil des étudiants internationaux en langue arabe, est de plus en plus détesté par les jeunes Sénégalais qui ont choisi cette destination. Des apprenants ont un bel avenir mais le présent n’est pas bien rose. Ceux qui sont chanceux se contentent d’une bourse de 60 mille francs CFA. Désormais, ils se passent le mot pour tenter de reprendre leur billet retour. Car, ils sont loin de chez eux, se sentent très seuls, avec un budget très restreint.

Les 157 étudiants, originaires du pays de la Téranga, ne se disent pas du tout satisfaits de leur séjour. Ils démarrent tous les mois avec un petit pécule qui leur permet de tenir quelque 20 jours, mais rarement plus. Les jeunes rognent sur leur maigres budgets, sautant plusieurs repas par semaine. Les membres de leur association s’inquiètent de cette précarité et des conséquences sur leur santé. Avec un mauvais équilibre alimentaire, ils ne mangent pas toujours très bien.

Dans le campus de la «prestigieuse» université de la capitale soudanaise, ces jeunes côtoient d’autres étudiants étrangers ou encore des filles d’origine sénégalaise plus mal lotis. Ils ont entre 20 et 30 ans et viennent principalement des cités religieuses du Sénégal. Les étudiants sénégalais d’University Of Africa de Khartoum racontent la détresse à laquelle ils sont souvent confrontés. En attendant d’acheter leur billet retour. Retour au bercail pour échapper à l’enfer…

Dakaractu

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