Groupe Info Etudes
le Miroir de l’école sénégalaise

Publicité

Fuite à l’anticipé de Philosophie: Le SAEMS et le CUSEMS persistent et signent

Le SAEMS et le CUSEMS prennent  le contre-pied du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il y’a quelques jours  le directeur de l’office du Baccalauréat  Babou Diakham a nié tout cas de fraude concernant l’anticipé de Philosophie.


Ces syndicalistes ont tenu une conférence de presse ce matin pour se prononcer sur le déroulement des épreuves anticipées de philosophie des séries littéraires. selon Abdoulaye Ndoye , le secrétaire du CUSEMS: ” le 7 juin dernier, de nombreux professeurs ont eu la surprise de constater que le sujet n°1 proposé aux candidats des séries L, « La connaissance conduit-elle nécessairement à la liberté ? », correspondait mot pour mot au sujet sur lequel ils ont été interpellés la veille par des élèves jusqu’à des heures indues. “  l’enseignant poursuit « Nombre d’élèves, on ne sait comment, étaient en possession de ce sujet, l’avaient partagé par SMS ou via Whatsapp avec des amis. Certains d’entre eux, l’avaient envoyé à leurs professeurs ou étaient partis chez eux pour qu’ils le leur expliquent ou traitent. Ainsi, en divers endroits du pays, des collègues ont été interpellés comme en attestent incontestablement des messages et appels reçus sur lesquels, nous exposerons plus amplement ». Abdoulaye Ndoye est d’avis que ces pratiques ternissent l’image du système éducatif  : “De tels faits, s’ils restent  impunis, peuvent  pervertir le comportement de beaucoup d’élèves et développer chez eux une culture de la triche.”

C’est dans ce contexte qu’il suggère  qu’« une enquête soit diligentée afin de situer les responsabilités, d’identifier les coupables et de les punir sévèrement, et que l’épreuve de philosophie des séries L soit reprise pour lever toute suspicion et restaurer l’équité entre les candidats
Il a aussi demandé à tous les professeurs de philosophie de cesser toute collaboration avec l’office du bac jusqu’à ce que des gages soient donnés.

« Pour toutes ces raisons, le CUSEMS et le SAEMS dénoncent la posture du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR) qui, en choisissant de porter plainte contre X pour diffusion de fausses nouvelles, semble vouloir absoudre les coupables au premier chef et traquer des lanceurs d’alerte dont le seul tort est de ramener la confiance entre les acteurs du système »

VOS CONTRIBUTIONS

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous maintenant.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.