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le Miroir de l’école sénégalaise

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Education : la parole aux jeunes écrivains Dieynaba Sarr diagnostique l’école sénégalaise

« Pour le système éducatif, je regrette la situation actuelle marquée par des grèves et un manque de consensus entre les différentes parties et je souhaite que tous ces écueils soient levés pour que notre système puisse surfer à nouveau sur les vagues de l’excellence de façon générale et assurer un brillant avenir aux jeunes.

Quant à la société sénégalaise, elle souffre aujourd’hui de plusieurs maux parmi lesquels, l’amour de l’argent facile, l’égoïsme, la mauvaise utilisation des innovations technologiques qui cause la dépravation des mœurs avec des scandales à foison, et le mensonge surtout qui, comme le dit si bien la brillante écrivaine, notre maman Aminata Sow Fall, « jadis honni, vomi, dégradant, considéré comme la mère puante de toutes les formes de décadence, c’est insidieusement ancré dans les habitudes ».

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  1. Sangoulé Ndao al makhtoum modifier

    Le gouvernement et les enseignants…
    Les vents de détresse font encore des ravages dans le milieu belliqueux de notre système éducatif. En effet, suite aux états de fait marqués par les grèves des principaux acteurs qui tiennent en otage les pauvres apprentis et le manque de considération de l’Etat, l’éducation nationale du pays de la téranga tend vers le désarroi. C’est un truisme de dire que rien ne marche. A qui la faute ? Et où situer les responsabilités ? D’année en année, ce sont les mêmes problèmes qui perdurent : les réclamations des enseignants qui tombent confusément dans l’oreille d’un sourd et les promesses non tenues par l’Etat. Une situation délicate et sempiternelle dont les conséquences seront subies par la couche la plus vulnérable. Dans cette perspective, il est important de signaler que l’avancement de notre système éducatif reste aux derniers rayons des préoccupations de l’administration étatique, comme un dossier auquel l’Etat ne prête aucune attention particulière. Le gouvernement occupe le banc des accusés dans la mesure où son négligence et son manque de considération vis-à-vis des enseignants, sont les causes majeures de cette instabilité scolaire. Fort de ce constat, le hasard des circonstances n’existe pas en politique, ce qui veut dire, rare, nos dirigeants s’évertuent à manœuvrer des actions sans attendre, en retour, de retombées politiques ; mais à vouloir tout politiser ou manipuler pour son propre profit, on risque de tout faire éclabousser. Aussi, il est vaudevillesque de n’acceptent le dialogue que lorsque les acteurs de l’éducation décident de bloquer le système, ce qui est déplorable. Si l’Etat n’est pas en mesure d’anticiper les fléaux et de les endiguer, sa légitimité sera remise en cause. D’un autre côté, en ce qui concerne les enseignants, je pense que les sens de mots « amour » et « vocation » regorgent pour eux des significations dérisoires, comme un air qui entre par la porte et qui sort par la fenêtre. L’enseignement, une chose sacrée, autrefois réservé aux savants et aux érudits, mais, de nos jours, bafoué et dévasté par des ignorants et des insoucieux. En revanche, « rien ne se fait sans une parcelle d’amours », disait Mariama Ba, ce qui laisse sous-entendre qu’on ne peut pas exercer un métier sans l’aimer. Si cet amour et cette vocation sont véridiques, ils devront logiquement primer sur tout. Chers enseignants, vous exercez un métier noble, sans aucun doute, pratiqué par la plupart des penseurs reconnus, alors ne vous laisser pas avaler par le monde cupide et par ces politiciens qui ne vivent que pour leurs propres intérêts. Sachez que vous travaillez pour le devenir de votre pays et non pas pour nos médiocres dirigeants, donc faites votre devoir et vous gagnerez le respect de tout le monde.
    Finalement, je pense que l’objectif d’un enseignant, c’est d’aider et participer à la réussite de son élève, ce qui lui rend en retour fier de lui avoir inculqué des connaissances. Cependant, cette transfusion de savoir ne saurait être parfaite si le maitre renonce à porter son fardeau. D’autre part, chers dirigeants, vous avez été tous des écoliers et des étudiants, donc veuillez accorder de l’importance et de la considération au corps professoral car Martin Luther disait que ce qui fait la prospérité d’un pays, ce n’est pas d’y bâtir de grandes murailles, c’est d’avoir des citoyens honnêtes, bien éduqués et bien élevés ; et cela reste le devoir des enseignants.

    Sangoulé Ndao Al Makhtoum

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