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Cheikh Diouck, proviseur du Lycée de Mbeuleukhé, « le déficit de table-bancs est notre problème majeur ».

Cheikh Diouck est à la tête du Lycée de Mbeuleukhé depuis deux ans. Dans cet entretien, il analyse le niveau des élèves et les résultats obtenus lors des derniers examens.   

 

On constate une baisse du niveau des élèves sur plan national. Est-ce le cas à Mbeuleukhé ?

Nous disons non. Nous sommes dans un lycée à cycle long. Ce qui veut dire que nous organisons deux examens : le Baccalauréat et le Bfem. Et si on juge de par les résultats. Nous ne pouvons pas parler de baisse du niveau des élèves à Mbeuleukhé. Au Bfem, nous nous sommes retrouvés avec un taux de réussite de 70, 46%. A l’examen du Baccalauréat, 50% des candidats ont réussi. Alors que la moyenne nationale est de 34%. De ce fait, nous pouvons dire que le niveau est acceptable. Mais la satisfaction n’est pas de ce monde même si nous avions 90%, nous nous serons fixés d’autres objectifs. Notre ambition est d’avoir des résultats qu’aucun établissement n’a jamais eu.

Les syndicats d’enseignants sont souvent en grève. Comment vous vous y prenez ?

Quand les enseignants croisent les bras pendant une journée, le quantum horaire est affecté. Il y a un nombre de cours que les élèves doivent recevoir. A Mbeuleukhé, nous avons un personnel qui est jeune, très engagé et très dévoué. Même s’ils partent en grève le matin, le soir, ils font cours. Ils encadrent les élèves le weekend. Il y’en a même qui donnent des cours chez eux. C’est d’ailleurs ce qui explique les résultats que nous avons. Il y a toujours un effort supplémentaire.

Aujourd’hui, quelles sont les difficultés auxquelles le lycée de Mbeuleukhé est confronté ?  

Le principal problème est le manque de table-bancs. Mais ce n’est pas extraordinaire, parce qu’à chaque début d’année, sur effort interne, nous réparons tout ce qui est carcasse. Nous pouvons réparer mais nous pouvons pas en acheter. L’unité coute 30 000 francs au minimum. Dans certaines classes, vous voyez des élèves qui se mettent à 3. Mais l’essentiel est que les cours se déroulent normalement. Le déficit de table-bancs est notre problème majeur.

Nous sommes à l’ère du numérique. Avec d’importantes avancées technologiques. Vos élèves sont-ils initiés à l’Informatique ?

Nous avons une salle informatique. Les cours ont démarré depuis l’année dernière. Mais malheureusement, la connexion fait défaut. C’est le seul hic. Tout récemment, nous avons reçu deux mallettes pédagogiques. Elles sont complètes. Les professeurs ont l’opportunité de les utiliser dans le cadre de leur travail.

L’année scolaire 2018-2019 vient de débuter. Quels sont vos objectifs ?     

Quand on a bien travaillé, on est regardé et attendu. C’est pour cela que nous allons redoubler d’effort, tout faire pour obtenir des résultats meilleurs

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