Vendredi dernier, à la place des cours, c’était une course poursuite entre étudiants et forces de l’ordre,loin de la cour d’école. Habituel face à face entre jeunes, aux armes différentes.Privés de cours depuis le 9 octobre dernier, ces milliers d’étudiants crient au secours dans la rue, l’ultime recours en courant.

Entre le marteau du ministère de tutelle et l’enclume des propriétaires d’établissements, ils se réveillent dans le désespoir et courent derrière un avenir plus incertain, léger comme du coton. Et pourtant ils ont le Bac et ont cru à un univers plus rassurant. Mais hélas, ils pensent de plus en plus à la raillerie : “BAC,Bienvenue Au Chômage”.

« Les salles sont nos abris et l’Etat nous les a privé. On a pas d’autre choix que de retourner dans la rue », s’est plaint le porte-parole Zakaria Niass. Des propos d’un leader las, qui ne sait plus où aller. Au moment où ses camarades enchaînent les semestres, au moment où ses ex-camarades de classe débordent d’optimisme. Des victimes d’un triste sort qui les

Et les force à la grasse matinée. A un petit déjeuner tardif. Avant de s’installer devant le fourneau rouge qui bouillit la théière à longueur de journée en attendant le ministre de l’économie des finances et du plan Amadou Ba et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Mary Teuw Niang. Potentiels messies.

Une oisiveté profondément scrutée par les parents et proches qui s’attendaient à une vie sociale supérieure. Apparemment c’est plus difficile qu’ils ne le pensaient.

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