Un an déjà sans Fallou Sène. Un jeune parti à la fleur de l’âge, sans doute au moment le plus important de sa vie. Etudiant, l’originaire du Baol avait des rêves comme tout jeune, comme tout étudiant : le désir de réussir par les études pour rendre la pièce aux parents qui ont investi espérant un avenir radieux et indépendant.

Hélas, ce rêve est vite brisé. Fallou Sène n’est pas sorti de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis avec un diplôme. La mort est passée par là. Triste fin d’une si courte vie. Le destin empoigne qui il veut, quand il veut, aurait dit la romancière Mariama Ba.

Le 15 mai 2018, pour une énième histoire de bourse, les étudiants et les forces de l’ordre se sont affronté. Au cours de cette journée mouvementée, Fallou Sène y laissa sa vie. Tristesse, émoi et frustration envahirent la communauté universitaire.

De Dakar à Zighuinchor, en passant par Bambey et Saint-louis, le sentiment était le même : amertume, dégout et malheur d’avoir perdu un des leurs, un camarade qui est descendu au front pour défendre l’intérêt commun.

Un fort élan de solidarité a alors été déclenché pour que justice soit faite. D’ailleurs, le combat continue puisque cette revendication n’a pas toujours été satisfaite. Pas plus tard qu’hier, les étudiants de l’Université Gaston Berger étaient dans la rue pour rappeler aux autorités ce devoir de rendre compte, ce devoir de sanctionner les coupables.

Ce dossier doit connaitre son épilogue. Il ne doit pas être rangé dans les tiroirs comme ceux de Balla Gaye et Bassirou Faye.

Demain, le monde universitaire va commémorer l’An I de ta disparition.

Camarade Fallou , paix à ton âme

Camarade Fallou, tu mérites nos hommages

Camarade Fallou, tu mérites JUSTICE

 

VOS CONTRIBUTIONS

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here