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le Miroir de l’école sénégalaise

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THIES : Les instituts privés jouent la carte de la proximité

Etre proche du monde rural, c’est la nouvelle stratégie des instituts de formation professionnelle. Ils ont ouvert des campus dans plusieurs régions du pays dans le but de former les jeunes dans leur propre localité.

Les établissements privés d’enseignement supérieur se rapprochent davantage du monde rural. Il  y’a quelques années, il fallait faire au moins 70 kilomètres pour rallier Dakar et faire une formation dans les instituts et écoles professionnels concentrés dans la capitale sénégalaise. Ils sont désormais présents dans plusieurs régions .Une présence justifiée par un souci de proximité avec les jeunes qui désirent faire une formation diplômante capable de leur ouvrir les portes du marché de l’emploi. Si nous prenons l’exemple de la région de Thiès, elle est prise d’assaut par les instituts privés présents partout dans la ville. Leurs enseignes sont visibles dans tous les coins des différentes rues. Parmi ces écoles, il y’a l’Institut Supérieur d’Entrepreneurship et de Gestion (ISEG). «  Avec la plus grande implantation de plus de 20 Campus au niveau national, l’ISEG est devenu au jour d’aujourd’hui, une Grande École de Proximité avec une assise nationale et une ouverture internationale grâce à des partenariats signés avec les universités et les grandes écoles du monde entier », justifie l’établissement créé en 1990. Cette implantation fait des heureux. Ceux qui devaient aller jusqu’à Dakar ont l’opportunité de fréquenter les écoles de leur choix sans quitter leur fief. «  C’est une bonne initiative pour nos fils .Désormais, ils ne sont pas obligés de se rendre à Dakar pour une formation de qualité .Une dizaine d’écoles est présente dans la région .Concernant l’éducation, Thiès avance .Et c’est bénéfique nous les parents d’élèves. Les frais seront moindres. On était obligé d’envoyer de l’argent à nos fils et neveux. Maintenant, ils étudient à nos côtés », affirme Matar Niang, assis sous un arbre, éventail à la main. A l’arrêt car de la ligne 4, des jeunes hommes attendent le bus .Parmi eux Pape Samba .Vêtu d’une Lacoste bleue de son établissement, le sac noir en bandoulière, l’étudiant en journalisme salue la présence des écoles privées dans le département de Thiès. « Ils ont bien fait de s’implanter dans les régions .Le Sénégal ne s’arrête pas à Dakar. Ceux des autres régions ont aussi le droit d’étudier dans l’école de leur choix. Cette proximité nous arrange. Que d’autres écoles viennent pour diversifier les spécialités », avance-t-il.     

Sur l’Avenue Léopold Sedar Senghor, est implanté le campus Thiès de Supdeco similaire à celui de Dakar. «  Supdeco a décidé d’ouvrir un campus à Thièsville carrefour, centre industriel et commercial pour accompagner le développement de toute une région au profit d’une jeunesse studieuse et ambitieuse », explique-t-elle. Debout juste à côté de l’établissement public, Mbaye Diagne, la casquette bleue sur la tête approuve la présence des écoles privées dans la capitale du rail. « Depuis des années, je sens que les instituts de formation se rapprochent des jeunes étudiants .C’est une initiative à saluer .Les populations des autres régions sont des citoyens. Ils ont le droit d’étudier dans de bonnes conditions », assure-t-il.

D’autres établissements sont aussi présents à Thiès pour mieux donner une formation aux jeunes de la région.l’Instutut Supérieur de Management ( ISM) , l’Institut Technique de Commerce (ITECOM ) , l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest (UCAO ) et ENSUP sont aussi présents à Thiès.

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