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Mohamed Mbougar Sarr remporte le Grand prix du roman métis 2015 pour "Terre ceinte"

Le livre de Mohamed Mbougar Sarr, Terre ceinte, a quasiment fait l’unanimité lors des débat du jury du Grand prix du roman métis 2015. Son nom a été révélé à la presse ce mardi 17 novembre 2015. L’auteur sénégalais, âgé de 25 ans, sera présent à La Réunion du 29 novembre au 4 décembre. Son premier roman fait tristement échos à l’actualité de ces derniers jours, il raconte le contrôle d’une ville par des islamistes.

“Avec ce livre, il y a un écho terrible avec l’actualité que nous ne pouvions pas prévoir”, reconnaît Stéphane Horarau, directeur du développement culturel de la ville de Saint-Denis. En effet, le jury s’est réuni il y a deux semaines déjà pour désigner le vainqueur du prix.

Terre ceinte, c’est l’histoire de personnes qui luttent et résistent contre un système d’occupation. Un roman qui montre, à travers des histoires qui se recoupent, le phénomène de radicalisation. L’intrigue se déroule dans une vill8531814-13426036e imaginaire, sur un territoire du Moyen-Orient. Chacun résiste à sa façon. “Il y a une forte présence du langage, c’est par les mots qu’on parvient à lutter”, raconte Stéphane Hoarau, également membre du jury.

“C’est un roman violent, mais surtout, particulièrement poignant, poursuit-il. L’auteur est jeune, c’est son
premier roman et ça se voit, il a une écriture très fraîche, il y a quelque chose de pêchu, une structure du roman complètement éclatée, éloignée de la conception classique.”

Autour de la table, lors du débat il y a deux semaines, le roman a largement séduit les membres du jury. L’auteur, Mohamed Mbougar Sarr, originaire du Sénégal rencontrera ces derniers à l’occasion de son séjour à La Réunion, du 29 novembre au 4 décembre. Le prix, organisé par la ville de Saint-Denis depuis 2010, sera remis à son 5e lauréat. Les membres du jury reconnaissent un lien entre les différents romans récompensés tous les ans : “la violence”, “la résilience”, “l’espoir”, “des personnes qui se battent pour ne pas céder”.

L’intérêt du prix pour la ville est multiple : inciter à lire sur un territoire où la lecture n’est pas suffisamment développée, inclure les jeunes à travers le Prix du roman métis des lycéens, dynamiser le secteur du livre à La Réunion, travailler avec les libraires… Pour Stéphane Hoarau, c’est aussi une occasion pour un territoire insulaire, isolé de se connecter avec l’ailleurs, “puisque dans le cadre du roman métis, nous recevons près d’une cinquantaine de livres venus du Canada, de Nouvelle-Calédonie, d’Algérie…”.

source ipreunion

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