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L’orientation des nouveaux bacheliers, une patate chaude entre les mains de l’Etat

Chaque année, des milliers de jeunes passent avec succès l’examen du Baccalauréat. Un diplôme censé leur ouvrir les portes de l’enseignement supérieur. Un passage d’un cycle à un autre où tout est différent.  La session de cette année a enregistré 59 213 admis. Celle de 2017 était moins fameuse avec 46 652 admis.

Ce qui fait au total près de 106 000 nouveaux bacheliers en deux ans. De jeunes apprenants à orienter. Un casse-tête pour le ministère de l’enseignement supérieur car les universités publiques n’ont plus assez de places. L’université Cheikh Anta, la doyenne accueille actuellement près de 100 000. Un nombre qui dépasse largement le ratio d’encadreurs. Un sacré coup pour la qualité des enseignements. L’université Gaston Berger de Saint-Louis longtemps louée pour ses résultats ne maitrise plus son effectif. Des centaines d’étudiants y sont orientés chaque année.

Pour désengorger ces universités publiques, le Président de la République avait annoncé la construction de nouvelles universités dont celle du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niasse. Cette dernière n’a pas encore démarré les enseignements même si 2 000 étudiants y sont déjà orientés

La carte universitaire est en train d’être agrandie pour  que l’accueil des nouveaux bacheliers soit moins rude dans les années à venir. En attendant, l’Etat avait décidé de faire recours aux établissements privés.

Orientation dans le privé, une solution problématique   

L’année dernière, les étudiants orientés par l’Etat dans les établissements privés d’enseignement supérieur avaient connu des situations compliquées. Ne pouvant plus supporter la dette les directeurs de ces écoles avaient fini par renvoyer les apprenants qui n’étaient pas en règle.

L’année 2018-2019 semble partie sur les mêmes bases dans la mesure où  les chefs d’établissements exigent l’apurement total des factures en instance couvrant le reliquat de l’année académique 2016-2017 et l’intégralité de l’année académique 2017-2018, dont les prestations sont déjà exécutées, le respect des dispositions contractuelles, la mise en œuvre des procédures pour la mise en place des 50 % au démarrage et le règlement des décomptes à bonne date au titre de l’année académique 2018-2019. Les solutions prônées par l’Etat sont apparemment plus compliquées

 

 

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