Le quantum horaire ou temps de travail est un élément fondamental du système éducatif. A cet effet, il est considéré comme un élément d’efficacité et donc de qualité de tout système. Bien que s’étant fixé un objectif de 900 heures par an, le Sénégal peine à l’atteindre. Seuls 600 à 650 heures sont atteints sur les 900 fixées. Et ce qui est paradoxal, c’est qu’aucun des acteurs phares du système n’a fait de cela sa lutte. Ni les enseignants, encore moins les apprenants, et l’Etat non plus!

De l’élémentaire à l’université, les revendications syndicales des enseignants ne concernent que leurs salaires, le paiement des indemnités, les pensions, … Et parfois, ce sont ces revendications qui diminuent encore et encore le nombre d’heures, déjà insuffisant. Osons au moins dire la vérité ou se poser la bonne question: L’enseignant qui n’a pas atteint ses heures réglementaires, a-t-il réellement le droit de bouder encore les salles, à cause des indemnités? Si Oui, c’est insensé … !

L’autre tranche du système qui devait en faire sa lutte, ce sont bien les élèves et étudiants. Dommage que ces derniers ne trouvent aucune forme ou raison de revendications, si ce n’est pas le retard de leurs bourses ou la suspension de leurs activités folkloriques (Fosco, tournoi de foot, sorties …). Ni l’un, ni l’autre pour défendre ce système gravement malade et qui peine à se rétablir. Dans le “protocole d’accord” entre l’Etat et les enseignants, ne doit-on pas mentionner que les derniers cités doivent strictement respecter ce quantum, au moins à plus de 90%? Un étudiant insoucieux du respect de ce quantum n’est-il pas assujetti à une bourse? Voila des questions à répondre avant de revendiquer …

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