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Aicha, la rose que nous pleurons encore.

Par ALIOUNE BADARA NDIAYE
| 23/10/2017 | | 0 Commentaires | 16 Vues

Choisir le silence quand le mal nous empoigne c’est choisir de partager avec les coupables le fardeau de leur défaillance. J’ai écrit ce poème pour Aicha, cette sœur que nous pleurons encore, et que je n’ai jamais connue. Je l’ai écrit pour tous ceux qui ont été et qui continuent d’être victimes de l’indiscipline et de l’irresponsabilité de « certains » de nos médecins et infirmiers. Je l’ai écrit pour pleurer la vie de nos proches morts, négligés dans les centres de santé.

Aicha, la rose que nous pleurons encore.

Que je me permette de pleurer avec vous Aicha, la lumière éteinte d’un seul coup Par la main sale d’Hippocrate perverti Qui pèse sur nos vies et demeure impunie.

Je pleure Aicha, la rose extirpée de nos cœurs Par un médecin irrespectueux et sans peur Qui ose sacrifier au nom de ses caprices Cette vie qu’aurait sauvée un hamamélis.

Je pleure pour toutes les âmes emportées Par ces professionnelles immoralités Et je pleure, pour toujours, ces vies abrégées Par, des médecins, ces bavures répétées.

Médecins débiles, nos purs Sganarelle, Se fixe entre vos mains votre instinct criminel Quand nos cent mille morts par vous piétinées, Gisent donc au fond de mornes tombes oubliées.

Alioune Badara Ndiaye




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